jeudi 16 octobre 2008

Indonesie 3

Certains moments sont magiques mais j'experimente aussi, c'est normal, des instants de solitude et de remise en question. Malgre ce que l'on peut penser, je pense souvent a la France, a mes amis, a ma famille, a mes collegues de travail, a la situation economicopolitique etc...

Les rencontres entre voyageurs sont facilitees et tres frequentes. La majeure partie des touristes, notamment surfeurs, sont des Australiens. Il y aussi beaucoup d'Asiatiques, d'Espagnols, des Francais...

Apres reflexions, j'ai decide de rester plus longtemps. Les vagues sont tellement belles et la vie paisible, pas chere...

Contre une centaine d'euros (oups), j'ai obtenu sur le marche noir une prolongation de visa (normalement c'est 30 jours maximum...c'est un peu idiot...ils se privent de rentrees d'argent en dissuadant les touristes de rester...j'ai du mal a cerner la logique). Il s'agit simplement de changer l'autocollant sur le passeport appose a la date d'arrivee. C'est une pratique tres courante.

Je prendrai l'avion le 20 novembre au lieu de fin octobre. J'y gagne financierement (la vie en Australie etant beaucoup plus chere) et ca va me laisser le temps de progresser en surf, de m'impregner de cette atmosphere, d'approfondir certaines relations et de visiter plus en profondeur cette ile.

Je reste la plupart du temps avec un groupe de surfeurs Australiens tres sympa residant aussi chez Leggie a Bingin. Il y a Shane (electricien barbu habitant pres de Sydney que j'ai rencontre a l'aeroport), Tobey (pompier qui fait une halte a Bali avant de se rendre a Val d'Isere pour faire la prochaine saison de ski en tant que skiman), Mark (vit en Suisse vers Zurich) et Andrew (27 ans). Ils me donnent des conseils et des contacts pour ma future destination, le pays d'Oz. Ils vont rester a Bali quasiment aussi longtemps que moi et projettent un trip a Lombok. Je pense que j'irai avec eux.

Des Marocains sont arrives recemment. C'est marrant car je n'an avais pas encore vu depuis mon depart. Ils surfent, parlent francais et sont tres ouverts. L'un d'eux habite a Biarritz.

J'ai rencontre aussi un Irlandais (Philip), habitue a surfer dans des temperatures tres basses, et un couple de Bresiliens (Lucio et Miranda) habitant a San Diego en Californie. Ils sont adorables et m'ont invite chez eux lorsque j'y serai a la fin de mon periple.

Enfin, il y a un groupe de Francais. 3 d'entre eux viennent d'Hossegor et 2 autres de Marseille. Ils font du bodyboard (heureusement qu'ils sont tres forts sinon je me moquerai d'eux avec leurs biscottes!).

Samedi 11 octobre pas de vagues. Avec Shane et Tobey nous sommes alles a Ubud, capitale cuturelle et artistique de l'ile, situee dans les terres. Paul, mon oncle, m'avait dit qu'il avait adore cet endroit.
1h40 de petite moto au milieu de cette ciculation, que dis-je cette "jungle infernale", pour finalement debarquer dans une toute autre atmosphere. L'ambiance est tres detendue et calme malgre le nombre impressionant de touristes. Nous avons bien mange dans un petit resto puis avons fait la visite de la maison musee de l'artiste peintre Antonio Blanco. Superbe demeure au decor original, au milieu de rizieres, palmiers et d'un jardin paradisiaque ou vivent des oiseaux exotiques. Le style de ce peintre ressemble a Dali.
C'etait Bali comme sur les cartes postales. J'ai vraiment aime cette apres midi qui a rompu avec le surf et les vagues. Ca change et ca fait du bien.

Dimanche 12, j'ai surfe le spot appele Impossibles. Il y une ecole de surf et le panneau indique : "surf lessons Impossibles (sympa le nom!. Les vagues casent juste a cote de Bingin. On peut s'y rendre a la rame, c'est bon pour les bras...
Session sympa dans des vagues plus faciles qu'a Bingin, tres longues et surtout avec moins de monde a l'eau.

Je commence a faire mon "trou" ici : connaissances des vagues, itineraire pour le footing (attention aux chiens errants), rythme, argent, nourriture, conduite...

Lundi, j'ai change mes billets d'avion et surfe jusqu'au coucher de soleil avec Shane et Lucio. Magique.

Mardi je suis alle voir l'autre cote de la peninsule du Bukit. Les vagues peuvent etre tres belles la-bas (le sens du vent est different). J'ai vu tout une serie d'hotels de luxe dont le Club Med.
Lorsqu'on est loin des centres urbains satures, c'est tres agreable de se promener avec cette petite moto a la decouverte de l'ile.

Le soir, au sunset, j'ai surfe les plus longues vagues de ma vie, toujours a Impossibles. Des glissades d'une bonne centaine de metres sur des murs de 2 metres . Le pied total...

J'ai commence a avoir un peu mal a l'oreille ce jour la. Initialement, je croyais que c'etait simplement un bouton qui me genait. La douleur s'est accentuee. J'ai commence a flipper un peu et decide le lendemain, apres avis d'un medecin francais joint via mon assurance voyage, de consulter sur place. L'hopital etait impeccable (j'apprehendais un peu). Il y avait plein de touristes et notamment 2 des francais bodyboardeurs (l'un des 2 avait un torticolis).

Diagnostic : infection des 2 oreilles. C'est assez commun ici a cause de l'humidite et de l'ocean assez chaud ou resident tout un tas de petites bacteries. J'ai 5 jours de traitement a base d'antibiotics. Le plus grave est que je ne vais pas pouvoir surfer pendant cette periode...snif snif snif.
C'est mon premier soucis de sante. Je relativise. D'ailleurs, a l'heure ou j'ecris ca va deja mieux.

Je vais en profiter pour me reposer, lire, visiter... et tout simlement de pendre le temps, activite pour laquelle je ne suis pas tres doue! Il faut que je m'entraine.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mon cher Seb,
C’est toujours avec un immense plaisir que je lis ton blog et regarde tes photos sur Picasa.
Il est tout à fait normal que, parfois, tu aies la nostalgie de ta famille, de tes amis, de la France. Je ne vais pas te faire une revue de presse, mais ici, d’après les journaux, la télé, la radio, etc…ce n’est pas la joie. Crise, récession, banques bientôt en faillite, bref, tout le monde à peur pour ses picaillons. Malgré cela, on garde le moral, on attend la réouverture des restos du cœur. Il va falloir que l’on change de philosophie : avant on cherchait à mettre du beurre dans les épinards, dans quelques temps on cherchera à mettre de la margarine dans les topinambours.
Antoine de Caunes a sorti un film sur Coluche, (il nous manque l’enfoiré) et Domenech est toujours entraineur de l équipe de France de football. Voilà ce qu’il faut retenir en gros.
Je profite de ces quelques lignes pour remercier Patrick de son salut. Patrick que j’aurai le plaisir de rencontrer à Paris. Pour info Seb, j’emmène ta maman à un match de foot au Parc des Princes, PSG – Lille. Comme Martine est de Douai, je me demande qui elle va supporter.
Je te souhaite de belles vagues, de belles balades. Fais attention à tes oreilles, ne vas pas attraper les oreillons.
A+ Gé